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Les errements d'un quadra' célib'
Amour | Associatif | Perso | 16.02.2014 - 20 h 10 | 3 COMMENTAIRES
L’angoisse semestrielle du résultat du test VIH

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Tu n’y penses jamais. Tu es un grand garçon et depuis 27 ans que tu couches avec des mecs, tu le sais : il faut mettre une capote. Voilà, c’est comme ça.  

Mais tous les six mois environ, c’est une espèce de rituel : tu demandes à ton généraliste (il est en face de ton bureau, tu as juste à passer un coup de fil et traverser la rue) ou à ton psy (tu le vois tous les mardis à 15h30) de te faire une petite ordonnance « test dépistage VIH ».

Après, tu fonces au labo d’analyses médicales (à 2 minutes à pied de ton bureau, c’est dire si tu pourrais vivre en autarcie dans le Xème arrondissement), tu présentes négligemment l’ordonnance et ta carte vitale en précisant avec une indifférence feinte  « c’est juste un contrôle de routine » et un Monsieur te plante une aiguille dans le bras pour te pomper un litre et demi de sang  de quoi remplir 3 ou 4 petites éprouvettes de 0 + .

Bon… Tu viens de relire le premier paragraphe et tu dois être honnête avec toi-même : tu ne mets pas une capote tout le temps. C’est dit. En fait, jusqu’à tes 40 ans, les seuls mecs avec qui tu n’avais pas mis de capote, c’était les deux avec qui tu avais vécu : Emmanuel (période 22-23 ans) et Sylvain (période 31-39 ans).

Tu ne te souviens pas vraiment comment c’était arrivé avec Emmanuel (à ta décharge, ça fait plus de 20 ans !). Avec Sylvain, vous étiez tombé amoureux l’un de l’autre assez vite, vous étiez tous deux certains de votre statut sérologique et vous aviez décidé un peu vite qu’une petite épaisseur de latex ne viendrait pas s’immiscer entre vos deux corps.

L’un comme l’autre, vous considériez ça comme une preuve d’amour : un message puissant vous prouvait que nulle « protection » ne pouvait exister entre vous et dans votre histoire. Tu as été fidèle à Sylvain pendant 7 ans. Le jour où tu l’as trompé, tu avais bien pensé à acheter (et enfiler) un préservatif. Quand Sylvain l’a su (que tu l’avais trompé), il avait acheté des préservatifs et t’avait imposé de les utiliser quand vous faisiez l’amour ensemble. Etait-ce pour se protéger de l’éventualité du vilain virus ou pour te punir de l’avoir trompé ? Sans doute pour les deux raisons.

En 2010, tu avais rencontré Igor. C’était un plan cul et vous utilisiez des préservatifs. Un jour, Igor t’avait fait une espèce de déclaration, t’avait « avoué » que depuis 6 semaines, il ne couchait avec personne d’autre (toi non plus) et t’avait demandé si tu voulais « devenir [s]on petit ami ». Vous étiez ensuite tous deux allés au labo et 3 jours après, dès vos résultats reçus, le latex disparaissait de vos vies. Tu as eu du mal à le définir mais ce jour-là, vous aviez arrêté de « baiser sous capote » pour « faire l’amour sans préservatif ». Tu sentais la relation plus accomplie. Mais elle n’a duré que quelques mois.

Au risque d’être très très politiquement incorrect, tu dois bien reconnaître que tu trouves que « sans, c’est meilleur ». D’ailleurs, l’an dernier, tu as fait beaucoup de rêves érotiques où les deux rôles principaux étaient tenus par Clément (l’amour de ta vie) et toi. Dans tes rêves, c’était systématique : tu ne mettais jamais de capote et à chaque fois, tu inondais Clément de ton amour.

Aimer quelqu’un, c’est tout partager avec lui, croire en lui, se sentir invulnérable, se dire qu’avec lui, c‘est différent, unique. Alors de quoi se protéger ?

En 2013, c’est mal (et même très mal), mais avec Benoît, en mars-avril, tu n’as mis de capote qu’une fois. Une heure ou deux après avoir rempli ta Durex, tu étais retourné à son assaut et lui comme toi saviez très bien que cette fois-ci, tu n’en avais pas mis. C’est seulement après coup que vous vous étiez juré être tous deux certains de vos statuts sérologiques respectifs.

Cet été, avec Solal, tu as enfilé une capote la première fois que tu l’as… (comment éviter une répétition ?) et puis plus jamais : vous veniez de vous faire tester et vous saviez que vous n’aviez pas besoin de protection contre un risque qui n’existait pas.

Donc, si on analyse les statistiques du nombre de mecs que tu as baisés sans capotes ces dernières années, on a :
– de 2000 à 2009 : 1
– 2010 : 1
– 2011 : 0
– 2012 : 0
– 2013 : 2.
Les statistiques sont formelles : tu baises de plus en plus sans capote. C’est mal.

Comme le nombre de tes conquêtes se compte en 4 chiffres, il est certain que tu as déjà eu des rapports sexuels avec nombre de garçons séropositifs. Quelques-uns t’en ont d’ailleurs informé avant ou après que vous ne couchiez ensemble. Peu importe en fait : tu as toujours su comment prévenir tout risque de contamination.

Tu considères donc que tu ne prends pas de risque (puisque tu utilises des préservatifs avec presque tous tes amants) ou plutôt un « risque calculé » (hypocritement, tu dis que « le risque zéro n’existe pas » mais tu pourrais être plus vigilent).

Du coup, tu ne penses jamais à un éventuel risque de contamination. Tu n’es qu’insouciance et liberté. Mais à chaque fois que tu entres dans le labo d’analyses médicales, tu as un petit tremblement.

Ensuite, jusqu’au lendemain, 18 heures, tu flippes ta race : « et si tu avais chopé le virus ? »

En fait, non. Mais il y a deux ans, tu as vraiment flippé : une troisième ligne est apparue :
Après « Test VIH 1 » (négatif) et « Test VIH 2 » (tout aussi négatif), il y avait une nouvelle ligne un peu moisie « antigène p24 » et le papier précisait que si le résultat était inférieur à 0,8, tu étais négatif. Or, ton résultat annonçait 0,28 soit 1/3 seulement du seuil d’alerte.

Tu as commencé à t’inquiéter. Et si tu étais porteur du VIH ? Mais comment aurais-tu pu choper ça ? C’est vrai que tu couches beaucoup… peut-être que tu aurais blessé les amygdales d’un mec qui t’aurait fait une gorge profonde, qu’il aurait saigné, que du sang serait rentré dans ton corps par l’urètre. Il faut que tu en aies le cœur net. Tu vas aller regarder sur internet ce qu’était ce nouveau truc qui apparaissait pour la première fois sur les résultats de tes analyses.

Premier réflexe : aller rechercher sur wikipedia-qui-sait-tout. Réponse : « Principe : dans le cas d’une recherche d’antigène, on utilise un anticorps primaire qui le reconnaît, puis on utilise un anticorps secondaire, qui reconnaît l’anticorps primaire. L’anticorps secondaire étant couplé à une enzyme qui va réagir avec son substrat, cela produit une coloration mesurée par la densité optique. À noter : comme plusieurs anticorps secondaires se fixent en même temps sur l’anticorps primaire on a une amplification du signal. »

Et bien nous voilà bien avancés… ce que tu voudrais savoir c’est juste pourquoi tu n’as pas « zéro » à ce truc. A la question « suis-je porteur du virus ? », tu sais bien que les seules réponses possibles sont « oui » ou « non ».

Tu continues tes recherches et tu tombes sur un article qui parle des étapes de la séroconversion. Ça dit ça : « A partir de la deuxième semaine (J14-J15), la protéine du VIH p24 ou antigène p24 devient détectable par l’antigénémie p24 ou les tests ELISA combinés. A partir de la troisième semaine en moyenne (de deux à cinq), les anticorps anti-VIH deviennent à leur tour détectables ». C’est quand même plus clair que sur wikipedia (merci les sites de vulgarisation médicale) et ça veut donc dire que tu n’es pas encore séropositif mais que tu vas le devenir…

Angoisse.

Et puis ça : « Il est facile de mettre en évidence les anticorps spécifiques des protéines du VIH qui persistent plusieurs années dans le sang. Ils prouvent l’infestation par le virus sans dire s’il s’agit d’une infection récente ou ancienne. Lorsqu’il y a ces anticorps, le sujet est séropositif. S’il n’y a pas d’anticorps, il est séronégatif. ». Tu relis les lignes une fois, puis deux, puis 10 : « Lorsqu’il y a ces anticorps, le sujet est séropositif. S’il n’y a pas d’anticorps, il est séronégatif. ».

Bon. Tu as des anticorps. Tu en as même 0,28. Donc sous le seuil d’alerte. Mais tu as des anticorps. Tu es donc en séroconversion. Bien fait pour toi.

Mais pourquoi ce seuil de 0,80 ? Tu poursuis tes recherches… et tu tombes là-dessus :  Un type qui a posté 822 messages écrit que « tu parles d’antigène p24 détectable. Cela implique que ta prise de risque est récente, puisque celui-ci apparaît deux à trois semaines après la contamination et disparaît après. L’antigène p24 donne une bonne indication. Qu’il soit positif, ce n’est pas très bon signe, en effet. Te dire le contraire serait mensonger ».

Cinetique_marqueurs P24

 

 

 

 


Tu ne dors plus.

En 6 mois, tu as fait 3 tests. Tu n’arrivais à parler de tes doutes à personne. Tes p24 sont passés de 0,28 à 0,15 puis à 0,08. Tu n’allais quand même pas subir de séroconversion en un an… A chaque fois, tu tremblais en allant au labo et encore plus en y retournant le lendemain chercher tes résultats.

La dernière fois, tu as fini par demander au médecin biologiste une explication du résultat. Le mec a soupiré et t’a répondu « vous avez toujours été largement sous le seuil de 0,80 donc pas d’inquiétude ». Tu voulais comprendre. Il a évoqué un contrôle qualité, des principes de précaution moisis et a reconnu que ce type de résultat ne devrait pas être communiqué au grand public (comme si toi, tu étais du « grand public »).  Tu as réclamé encore des explications. Il t’a embrouillé avec une histoire de protéines voisines qui se reflétaient dans un truc chelou.

Bref, tu n’as rien compris. Tu es séronégatif, tu as 44 ans et tu es en pleine santé et maintenant, tu arrêtes de te prendre la tête. Prends juste une heure ou deux pour rassurer les internautes qui, comme toi, cherchent à comprendre ce qu’il leur arrive et tombent sur des articles moisis.

Et la prochaine fois, mets des capotes. Ça t’évitera de te poser des questions.

Actu | Amour | Associatif | 05.12.2013 - 20 h 12 | 1 COMMENTAIRES
Tu te réjouis du mariage de tes copains pédés.

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Tu t’étais dit que le croiser par hasard à Bastille le soir de l’élection de François Hollande était le signe que tu te marierais avec Clément, tu as défilé 3 ou 4 fois l’hiver dernier dans les rues glaciales de Paris pour défendre la cause, tu as vécu l’été dernier une petite histoire avec Pascal, militant LGBT et activiste mariage-pour-tous pour qui la principale raison de vivre est la lutte pour l’égalité.

Pourtant, pour toi, le mariage gay était quelque chose de théorique, ce genre de chose qui « n’arrive[rait] qu’aux autres ».

Lorsque tu as signé un PaCS avec Sylvain en 2004, vos amis vous avaient demandé « si vous aviez pu vous marier, vous l’auriez fait ? ». Vous aviez répondu spontanément « oui » (toi) et « ça va pas, non ? le PaCS, c’est juste un bout de papier, pas un engagement » (lui).

Tu avais mis au fond d’un tiroir tes rêves de petite fille romantiques, tu avais fermé le tiroir à clé, jeté la clé au fond d’un puits sans même penser qu’un jour, tu aurais la possibilité d’épouser celui que tu aimerais.

Il faut dire que tu aurais imaginé que Sylvain te demanderait ta main d’aller avec lui au tribunal d’instance dans des circonstances et pour des raisons plus romantiques : un soir, tu étais rentré au domicile conjugal commun et Sylvain avait mis le salon à sac tellement il était énervé : il avait calculé que malgré ses statuts d’agrégé, de normalien et de docteur de l’université, l’éducation nationale ne lui accorderait pas assez de points pour enseigner dans un « bon lycée » et qu’il allait se retrouver dans un collège de banlieue sous prétexte que le simple fait d’être marié et/ou d’avoir des enfants donnait à beaucoup d’autres bien davantage de ces fameux « points ».

Après 20 minutes d’une démonstration toute scientifique, Sylvain avait terminé par « on n’a pas le choix : on doit se PaCSer ». Tu t’étais moqué :
– toi « mon chéri, c’est tellement romantique »
– lui « déconne pas. Tu veux vraiment que je moisisse dans un collège du 9-3 à enseigner à des prédélinquants analphabètes ? Si tu ne veux pas te PaCSer avec moi, je demanderai à une copine ». Alors comme d’habitude avec Sylvain, tu avais courbé l’échine et avais dit « oui ».

Lorsque vous étiez allés ensemble au tribunal d’instance pour prendre rendez-vous, l’agent d’accueil vous avait indiqué que « le prochain rendez-vous de la greffière est dans 50 minutes. Vous voulez signer maintenant ? ». 30 minutes après, tu n’étais plus vraiment célibataire et tu étais parti bosser en sautillant, un brin d’herbe le sourire à la bouche.

Sylvain avait son précieux sésame à 300 points dans la poche et au moment de te dire « à ce soir », il t’avait demandé comme un service intimé l’ordre de n’en parler à personne.  Alors comme d’habitude avec Sylvain, tu avais courbé l’échine et tu avais dit « OK ».

Malgré cette expérience assez gore de cette espèce de sous-mariage (la seule institution ouverte à l’époque aux gens de ton espèce), malgré le fait que tu n’épouseras  pas celui que tu aimes à en crever (puisqu’il ne veut pas de toi), tu t’es battu pour le mariage pour tous.

Tu as même fait preuve d’un véritable prosélytisme pour l’ouverture de ce droit aux couples de même sexe. Tu as entraîné dans les manif’ tes copains hétéros, mobilisé jusqu’à ta copine Marie (enceinte de 7 mois et des poussières) et profité du fait que ces jours-là, tu avais tous les droits pour embrasser ton ami Etienne (hétéro sursexy) sur la bouche.

Dans les débats, face à ceux qui opposaient le mariage à la stérilité, tu prenais toujours l’exemple de tes amis Valérie (52 ans) et Oscar (48 ans) qui n’allaient sans doute pas avoir d’enfant et qui se sont pourtant mariés l’été dernier sans provoquer l’ire des dames patronnesses.

Au moment du vote de la loi, comme tu es une adolescente de 14 ans romantique, l’engagement de Taubira t’a fait pleurer (comme celui de Roselyne Bachelot en son temps). La loi est passée et pour toi et pour tes proches, rien n’a vraiment changé.

Et puis, le mois dernier, tu as reçu ton premier faire-part : Maxime et Leo allaient se marier et ils te priaient de t’associer à leur union. Certes, ils ne sont pas tes amis les plus proches mais tu les aimes bien et tu t’es bien entendu réjoui.

Tu avais rencontré Maxime dans un cadre professionnel et tu avais passé pas mal de temps (professionnel) avec lui. Entre vous, le courant était immédiatement passé et tu ne t’es même pas posé la question de savoir s’il était gay ou hétéro (de toute façon, ton gaydare est assez moisi)

Un jour, Maxime t’a juste expliqué qu’il refusait une mutation parce que « tu comprends, ici, j’ai mon copain ». Et il te l’a présenté. Tu le ne savais pas encore, mais Leo était son premier véritable petit ami.

Cinq ans après, en ce pluvieux après-midi du 9 novembre, le maire d’un petit village de Picardie a célébré « son » premier mariage gay. Il était stressé par l’enjeu parce qu’il n’avait pas « le mode d’emploi ». Les familles, les amis les plus proches étaient tous là. Quand le maire a proposé aux invités qui le souhaitaient de prononcer quelques mots, tu as été le premier à rejoindre le pupitre.

Quand tu étais beaucoup plus jeune, tu as été animateur dans une radio FM et la première règle qu’on t’a apprise, c’est « on n’ouvre pas le micro si on ne sait pas ce qu’on va dire ». Au moment de faire face aux invités, tu ne savais absolument pas ce que tu allais dire et pourtant, tu as enchaîné 10 minutes de déclarations.

Des déclarations ouvertes à Max et Léo qui forment « le plus beau des couples », mais surtout des déclarations cachées :
– à Sylvain, que tu as tant aimé et dont tu aurais tellement aimé qu’il te dise il y a 9 ans « on ne peut pas se marier parce que la France est rétrograde, mais puisque nous ne pouvons pas faire plus, je veux me contenter d’un PaCS avec toi. Un PaCS qui aurait valeur de mariage parce que si je le pouvais, je te demanderais en mariage »,
– à Clément, parce que le 6 mai 2012, tu t’étais dit « si je le croise à la Bastille ce soir, ça veut dire qu’on va se marier », qu’au milieu des 300 000 personnes qui étaient là, tu l’as retrouvé (tu avais même failli lui offrir la rose rouge que tu venais d’acheter) et que 18 mois plus tard, tu as encore l’impression de crever chaque jour de ne pas vivre avec lui,
– à Pascal qui du fait de son engagement militant a peut-être déjà assisté à 36 mariages gay mais qui n’a pas été capable d’accepter l’espèce d’amour que tu lui portais,
– à tous les couples qui peuvent désormais se marier parce que vous êtes des centaines de milliers à avoir voté pour la promesse 31, à avoir défilé dans le froid de l’hiver dernier, à avoir tellement souffert des déclarations d’homophobie ordinaire qui fusent depuis 18 mois.

Tu étais là, dans cette petite mairie picarde à crier la fierté de ce combat qui avait (aussi) été le tien, ton amour pour Clément et tes félicitations aux nouveaux mariés. Tu te réjouissais de partager ce moment avec ceux qui comptent pour Maxime et Léo, et tu pleurais à la fois de joie (pour eux) et de la douleur (parce que tu aurais tant aimé à leur place, aux côtés de Clément).

Et là, tu as compris que parmi les 60 à 80 personnes qui assistaient à la cérémonie et qui écoutaient ton discours, tout le monde pleurait. Et pourtant, seuls Max, Leo et toi étiez gay. (comme quoi, la sensiblerie n’est pas l’apanage des fiottes).

Tous ces gens étaient au mariage de leur fils, leur frère, leur cousin, leur neveu, leur collègue, leur ami d’enfance, ils n’étaient pas à un « mariage gay » mais à un mariage-tout-court : la lutte pour l’égalité n’a donc pas été vaine.

Et puis, celle que Maxime avait choisie comme témoin à fait face au public à son tour. Son discours a commencé par « ceux qui connaissent mon histoire comprendront à quel point ce moment est difficile pour moi. Depuis dix ans, je rêve du mariage de Max. Mais dans mes rêves, je suis assise à ses côtés et j’ai une robe blanche. Pourtant, aujourd’hui, je suis heureuse… heureuse de son bonheur, heureuse qu’il aime quelqu’un qui l’aime tant »

Elle était heureuse que l’homme qu’elle aime depuis le lycée soit heureux. Pour toi, cette preuve d’amour était peut-être la plus belle. Alors, tu as séché tes larmes et cessé un instant de penser à Clément et son absence pour te concentrer sur le bonheur accompli de Maxime et Leo.

Soyez heureux les mecs !

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